The Punisher: One Last Kill
Sortie le 13 mai 2026 en exclusivité sur Disney+
Marvel frappe fort avec The Punisher: One Last Kill, qui ramène Frank Castle (Jon Bernthal) pour un dernier bain de sang. Après sa réapparition remarquée dans Daredevil: Born Again et l’annonce de son intégration à Spider-Man: Brand New Day, ce projet solo était très attendu. Mais plutôt qu’un simple prolongement de son histoire, l’œuvre choisit de disséquer l’âme tourmentée du Punisher… avec plus de fracas que de finesse.
Une Plongée dans l’Esprit de Frank Castle
La force du spécial réside dans la performance de Jon Bernthal, plus viscérale que jamais. Son Frank Castle est épuisé, à vif, hanté par ses fantômes familiaux. Les hallucinations et flashbacks martèlent ses obsessions, rappelant la brutalité de son introduction dans Daredevil saison 2. Sa rage n’est plus contenue : chaque émotion est immédiatement suivie d’un passage à l’acte. Ce traitement brut fascine autant qu’il dérange.
Pourtant, le scénario pèche par manque de subtilité. L’obsession de Frank pour sa fille est enfoncée à coup de visions et de cris répétés, au point de diluer l’impact émotionnel. La série semble vouloir faire de Castle à la fois un monstre et une victime, sans jamais vraiment creuser ce dilemme moral.
Action Spectaculaire, Mais Vide Émotionnelle
La mise en scène de Reinaldo Marcus Green offre des combats chorégraphiés avec soin : corps à corps, coups de hache, exécutions froides. Chaque séquence ressemble à un niveau de jeu vidéo, impressionnante mais souvent déconnectée d’un enjeu dramatique clair. Le monde autour de Frank est un chaos sans loi où tout le monde tue ou se fait tuer – une atmosphère sombre et poisseuse qui rappelle Dredd sans l’ironie ou le second degré.
Le problème majeur vient du format « Special Presentation » : en quarante minutes, sans véritable arc narratif ni second rôle marquant, le récit ressemble à un extrait tronqué d’une saison télévisée. On effleure des idées intéressantes – la moralité floue de Frank, l’impact sociétal de sa violence – sans jamais leur donner le temps de respirer.
Conclusion
The Punisher: One Last Kill est un chapitre intéressant, un showcase pour la performance habitée de Bernthal, mais il manque d’âme et d’aboutissement. Trop long pour un simple coup d’éclat, trop court pour une vraie plongée psychologique, le spécial finit par ressembler à un carnage élégant mais creux.
Points forts
+ Jon Bernthal au sommet de son art.
+ Combats intenses et chorégraphies léchées.
+ Ambiance sombre et poisseuse fidèle au personnage.
Points faibles
- Scénario simpliste et trop démonstratif.
- Durée et format inadaptés au propos.
- Peu d’impact émotionnel durable.