LISA est de retour avec PRESS PLAY, un EP de six titres qui mise sur l’attitude, l’audace et une identité artistique pleinement assumée. Après ALTER EGO, qui lui avait permis d’explorer différentes facettes de son univers, la star de BLACKPINK semble aborder ce nouveau projet avec une vision plus précise de ce qu’elle souhaite proposer. Au programme : des ambiances cinématographiques, des productions aux personnalités distinctes et une artiste qui ne cherche clairement pas à passer inaperçue.
De SaWaDiKa à Sweat, en passant par V12, Cobra, Tarantino et Cut U Off, chaque morceau apporte sa propre énergie à l’ensemble. Cette première écoute laisse une impression particulièrement positive, avec plusieurs titres qui donnent déjà envie d’être redécouverts sur scène. Si certains morceaux pourraient encore révéler de nouvelles subtilités au fil des écoutes, PRESS PLAY affiche une cohérence et une assurance qui le distinguent immédiatement.
SaWaDiKa : une ouverture toujours aussi efficace
Premier morceau de l’EP, SaWaDiKa reste un excellent point d’entrée dans cette nouvelle ère. Déjà connu du public, le titre conserve toute son efficacité et confirme son statut de véritable BOP. Son énergie immédiate, son identité marquée et son refrain accrocheur lui permettent de lancer le projet sur de bonnes bases.
Le morceau représente également une porte d’entrée naturelle vers l’univers de LISA, en mettant notamment en avant ses racines thaïlandaises. Il possède suffisamment de personnalité pour se démarquer tout en installant l’ambiance générale de l’EP.
Surtout, SaWaDiKa ne donne pas l’impression de résumer à lui seul la direction artistique du projet. Les cinq morceaux qui suivent explorent d’autres territoires, ce qui rend l’écoute complète plus intéressante qu’une simple déclinaison d’une formule déjà connue.
V12 : une LISA plus sombre et menaçante
Avec V12, l’atmosphère change radicalement. Le morceau évoque une super-vilaine tout droit sortie d’un film de super-héros, avec une énergie qui pourrait parfaitement accompagner l’apparition d’un personnage aussi redoutable que fascinant. L’univers de Venom vient notamment à l’esprit, tant le titre semble jouer avec une esthétique sombre et une certaine agressivité.
L’un des éléments les plus marquants réside dans les changements de voix, particulièrement fluides lors de cette première écoute. Ces transitions renforcent la personnalité du morceau et donnent l’impression que LISA explore différentes facettes d’un même personnage.
Ce travail contribue à faire de V12 un titre distinct au sein de l’EP. Là où SaWaDiKa privilégie une énergie immédiatement accessible, ce deuxième morceau joue davantage sur l’attitude et l’intensité. Une différence bienvenue qui montre que LISA ne cherche pas à répéter la même recette sur l’ensemble du projet.
Cobra : une surprise qui pourrait prendre une autre dimension sur scène
Cobra semble avoir provoqué l’une des réactions les plus fortes lors de cette première écoute. Le morceau possède une personnalité suffisamment singulière pour surprendre, au point de faire naître une comparaison inattendue avec un titre R&B que Britney Spears aurait pu interpréter.
Cette association reste une impression spontanée, qui méritera d’être affinée avec le temps, mais elle traduit bien le caractère particulier de la chanson. Cobra semble explorer une autre facette de LISA, avec une approche qui laisse une place importante à son attitude et à son interprétation.
Le potentiel scénique du morceau est également difficile à ignorer. Dès les premières écoutes, on imagine facilement une chorégraphie marquée, une mise en scène ambitieuse et une performance construite autour de sa personnalité. Certaines chansons révèlent véritablement toute leur puissance lorsqu’elles sont interprétées devant un public, et Cobra pourrait parfaitement appartenir à cette catégorie.
Il faudra attendre les prochaines performances pour en juger, mais le titre figure déjà parmi les morceaux les plus intrigants de PRESS PLAY.
Tarantino : un morceau qui appelle un clip ambitieux
Avec Tarantino, LISA poursuit son exploration d’un univers où la musique et le cinéma semblent étroitement liés. Le titre suscite immédiatement l’envie de découvrir son clip, notamment grâce à une conclusion qui a particulièrement marqué cette première écoute.
La manière dont LISA prononce le nom Tarantino constitue également l’un des détails qui restent en tête. Ce petit élément d’interprétation participe à l’identité du morceau et lui donne un caractère distinctif.
Au-delà de la chanson elle-même, c’est surtout son potentiel visuel qui attire l’attention. L’univers associé à PRESS PLAY semble pensé pour permettre à chaque titre de développer sa propre ambiance, et Tarantino paraît particulièrement adapté à cette approche.
Il reste évidemment impossible de juger un clip qui n’a pas encore été découvert dans son intégralité. Néanmoins, les premières impressions donnent envie de voir comment cet univers sera traduit à l’écran, notamment pour préserver l’impact de la fin du morceau.
Cut U Off : une référence à Kill Bill parfaitement intégrée
L’enchaînement entre Tarantino et Cut U Off constitue l’un des moments les plus réussis de cette première écoute. Le morceau reprend le célèbre sifflement associé à Kill Bill, une référence immédiatement reconnaissable qui s’intègre particulièrement bien à l’atmosphère générale.
Ce choix fonctionne avant tout grâce à son placement. Il prolonge naturellement l’univers cinématographique installé par le titre précédent, sans donner l’impression d’être une simple référence ajoutée pour attirer l’attention.
Cut U Off illustre ainsi l’intérêt d’écouter PRESS PLAY dans son intégralité. Les chansons possèdent leurs propres identités, mais leur succession contribue également à construire une expérience plus cohérente. Les transitions et les liens entre les morceaux participent à la personnalité du projet autant que les titres pris séparément.
Ce cinquième morceau confirme donc la volonté de LISA d’explorer plusieurs ambiances tout en conservant un fil conducteur identifiable.
Sweat : le morceau qui vole la vedette
Dès les premières secondes, Sweat impose une énergie particulièrement décomplexée. Le dernier morceau de l’EP pousse l’attitude de LISA à son maximum et s’impose comme le grand favori de cette première écoute.
Pour illustrer son énergie, une comparaison aussi inattendue qu’évocatrice vient à l’esprit : Elastigirl, le personnage des Indestructibles, avec une attitude encore plus exubérante et provocatrice. Sweat joue pleinement cette carte, en laissant s’exprimer une personnalité qui ne cherche jamais à se faire discrète.
Un passage retient particulièrement l’attention : la phrase Don't make me stress, please stretch me instead. À elle seule, elle résume une bonne partie de l’esprit du morceau, entre provocation, humour et assurance.
Ce qui distingue Sweat, c’est cette impression de liberté totale. LISA semble parfaitement à l’aise dans cet univers et assume pleinement l’attitude qu’elle souhaite transmettre. Le morceau possède un caractère suffisamment fort pour marquer immédiatement les esprits, sans que l’on ait besoin de multiplier les écoutes pour en saisir l’énergie générale.
Il faudra naturellement prendre davantage de recul pour apprécier toutes ses subtilités, mais le titre possède déjà ce qui fait un favori évident : une identité reconnaissable et une envie presque immédiate de le relancer.
À ce stade, Sweat s’impose comme le meilleur morceau de PRESS PLAY lors de cette première écoute.
PRESS PLAY : une direction artistique plus affirmée après ALTER EGO
Au-delà des six morceaux, c’est l’intention générale du projet qui retient l’attention. Après ALTER EGO, qui permettait à LISA d’explorer plusieurs facettes de son identité artistique, PRESS PLAY donne davantage l’impression d’un EP construit autour d’une vision précise.
Cette évolution ne signifie pas que le précédent projet manquait de personnalité. Elle traduit plutôt une différence d’approche : ici, LISA semble savoir exactement quelle énergie elle veut transmettre et quel univers elle souhaite développer.
L’ensemble privilégie l’assurance, l’attitude et le plaisir de jouer avec son image. Les morceaux ne cherchent pas à installer une atmosphère mélancolique, mais mettent en avant une artiste qui assume pleinement ses choix et sa présence. Cette cohérence constitue l’une des principales forces de l’EP, même lorsque les productions et les ambiances changent d’un titre à l’autre.
Le format relativement court participe également à son efficacité. Les six morceaux donnent envie d’en entendre davantage, mais leur durée semble adaptée à la dynamique du projet. Chaque titre peut installer son ambiance sans ralentir excessivement l’écoute.
Il reste à découvrir comment PRESS PLAY évoluera après plusieurs passages. Certains détails pourraient prendre davantage d’importance, tandis que le classement des morceaux pourrait changer. Pour l’instant, cette première impression demeure néanmoins très encourageante.
Un EP qui pourrait prendre toute son ampleur sur scène
Si PRESS PLAY fonctionne déjà bien à l’écoute, son potentiel scénique pourrait lui donner une dimension supplémentaire. Plusieurs morceaux semblent particulièrement adaptés à des performances visuelles ambitieuses, avec des chorégraphies marquées, des jeux de lumière et des mises en scène propres à chaque univers.
V12 pourrait notamment donner naissance à une séquence sombre et cinématographique, tandis que Cobra semble appeler une interprétation particulièrement expressive. Tarantino et Cut U Off offrent également des possibilités intéressantes pour développer une direction artistique inspirée du cinéma.
Plus largement, les six titres pourraient permettre à LISA de construire un spectacle dans lequel chaque chanson aurait son propre décor et sa propre identité, tout en participant à un ensemble cohérent.
L’idée de voir les six morceaux accompagnés de six clips différents serait également particulièrement séduisante. Une telle approche permettrait de développer pleinement les univers de l’EP et de prolonger son identité visuelle. Il s’agit toutefois d’un souhait, et non d’un projet officiellement confirmé.
Les prochaines performances seront donc essentielles pour découvrir comment LISA compte transposer cette énergie sur scène. Si les chansons parviennent à conserver leur personnalité tout en gagnant en intensité dans un contexte live, PRESS PLAY pourrait devenir encore plus convaincant.
Conclusion LISA assume pleinement son univers avec PRESS PLAY
Cette première écoute de PRESS PLAY laisse une impression très positive. Les six morceaux possèdent des identités distinctes, les changements d’ambiance entretiennent l’intérêt et certains enchaînements, notamment entre Tarantino et Cut U Off, témoignent d’une construction qui mérite d’être appréciée dans son ensemble.
L’EP donne surtout le sentiment que LISA avance avec une vision artistique plus affirmée. Elle explore différents registres sans perdre le fil conducteur du projet, privilégiant une énergie assumée et une approche qui semble avant tout guidée par le plaisir de créer.
Les écoutes suivantes permettront de mieux apprécier les détails de chaque morceau et de déterminer si les premières impressions se confirment. Mais l’envie de revenir au projet est déjà présente, ce qui constitue un excellent point de départ.
Reste maintenant à découvrir ce que LISA proposera sur scène. Le potentiel est là, et une interprétation live ambitieuse pourrait encore renforcer l’impact de ces six titres.

Quant au classement définitif, il est encore trop tôt pour l’établir. Pour cette première écoute, cependant, le choix est fait : PRESS PLAY est un EP particulièrement prometteur, et Sweat occupe pour l’instant la première place.
