Test Kusan: City of Wolves sur PS5 : le shooter néo-noir indépendant qui surprend cet été 2026

28-07-2026 15:00 DL GAMING

Kusan: City of Wolves débarque sur PS5 avec une action explosive, 54 niveaux, une direction artistique néo-noir et une bande-son percutante.

Un nouveau challenger dans le monde des shooters indépendants

Chaque année, quelques productions indépendantes parviennent à créer la surprise grâce à une identité forte plutôt qu'à un budget colossal. Après plusieurs années dominées par des jeux d'action exigeants mêlant réflexes, précision et apprentissage par l'échec, Kusan: City of Wolves entend s'inscrire dans cette lignée tout en développant sa propre personnalité.

Développé pendant près de huit ans par le studio sud-coréen CIRCLEfromDOT et édité par PQube, ce shooter en vue de dessus nous transporte dans une mégalopole rongée par la criminalité, les gangs et la corruption. Son objectif est clair : proposer une aventure solo où chaque affrontement repose autant sur les réflexes que sur la stratégie, dans un univers cyberpunk sublimé par une esthétique néo-noir en pixel art.

Disponible sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch et PC, Kusan: City of Wolves mise sur une expérience condensée, mais particulièrement intense, avec une campagne estimée entre huit et dix heures et pas moins de cinquante-quatre niveaux entièrement conçus à la main.

Loin des mondes ouverts interminables, le titre préfère concentrer toute son énergie sur un rythme soutenu où chaque niveau représente un nouveau défi à maîtriser.

Une histoire de vengeance, de corruption et de survie

Si le gameplay constitue évidemment le cœur de l'expérience, Kusan: City of Wolves ne néglige pas pour autant sa dimension narrative.

Le joueur incarne Jin, un ancien soldat devenu mercenaire après avoir quitté les rangs de l'armée. Habitué aux opérations clandestines et aux situations extrêmes, il évolue désormais dans une ville où la frontière entre les criminels et les forces de l'ordre semble avoir définitivement disparu.

Sa mission prend rapidement une tournure beaucoup plus personnelle lorsqu'une mystérieuse jeune fille, dotée d'un pouvoir aussi extraordinaire que dangereux, devient la cible de plusieurs organisations criminelles.

Très vite, Jin comprend que cette opération dépasse largement le simple contrat de mercenaire. Derrière les affrontements de rue se cache une conspiration impliquant d'anciens alliés, des chefs de gangs et surtout un ancien commandant auquel il faisait autrefois totalement confiance.

Le scénario met alors en scène des thèmes universels comme la loyauté, la trahison, la corruption politique et le poids du passé, dans une ville où chacun poursuit ses propres intérêts.

Même si l'intrigue ne cherche pas à révolutionner le genre, elle semble suffisamment solide pour donner du sens à la progression du joueur.

Une narration inspirée du roman graphique

L'un des éléments qui distingue immédiatement Kusan: City of Wolves de nombreux autres shooters indépendants réside dans sa mise en scène.

Plutôt que de multiplier les longues cinématiques en images de synthèse, le studio a choisi une approche beaucoup plus originale.

Les séquences narratives prennent la forme d'un véritable roman graphique animé, alternant cases de bande dessinée, gros plans cinématographiques et transitions particulièrement dynamiques.

Cette présentation renforce naturellement l'identité visuelle du jeu et permet de conserver un rythme soutenu sans casser l'intensité des affrontements.

Le choix artistique rappelle certaines œuvres issues du comics noir américain ou du manga cyberpunk, tout en développant une personnalité propre qui s'accorde parfaitement avec l'ambiance générale de la ville de Kusan.

Une direction artistique qui respire le néo-noir

Dès les premières images, Kusan: City of Wolves affiche une identité graphique immédiatement reconnaissable.

La ville est constamment plongée sous la pluie.

Les enseignes lumineuses colorent les rues d'un mélange de néons rouges, violets et bleus.

Les quartiers industriels alternent avec des ruelles étroites où les gangs contrôlent chaque recoin.

Le pixel art adopte un niveau de détail particulièrement soigné, rappelant les grandes références du genre tout en profitant des capacités des consoles modernes pour enrichir les effets de lumière, les explosions, les particules et les animations.

Cette esthétique néo-noir contribue énormément à l'immersion.

Chaque niveau semble raconter sa propre histoire uniquement grâce à son architecture, son éclairage et sa mise en scène.

L'ensemble dégage une atmosphère oppressante où la violence semble omniprésente, renforçant constamment la tension ressentie pendant les combats.

Une bande-son qui accompagne parfaitement l'action

L'ambiance sonore constitue également l'un des principaux arguments du jeu.

Plutôt que de proposer une musique orchestrale traditionnelle, CIRCLEfromDOT a confié la composition de la bande originale à Loptimist, figure reconnue du hip-hop coréen.

Les morceaux mêlent basses 808 puissantes, rythmiques électroniques et influences urbaines afin d'accompagner le joueur durant les affrontements.

Cette identité musicale participe pleinement au rythme extrêmement nerveux des combats.

Chaque fusillade devient alors une véritable chorégraphie où les déplacements, les esquives et les tirs semblent évoluer au tempo de la musique.

Ce choix artistique renforce considérablement l'identité du jeu et contribue à lui donner une personnalité immédiatement identifiable parmi les productions indépendantes actuelles.

Un jeu pensé pour les amateurs de challenge

L'un des messages les plus importants communiqués par les développeurs est très clair : mourir fait partie intégrante de l'expérience.

Kusan: City of Wolves adopte une philosophie proche des jeux d'action modernes où chaque échec constitue avant tout une occasion d'apprendre.

Les développeurs encouragent les joueurs à expérimenter plusieurs approches, plusieurs itinéraires et différentes compétences afin de trouver leur propre style de jeu.

Cette philosophie récompense davantage la maîtrise progressive que la simple accumulation de statistiques.

Chaque victoire devient ainsi particulièrement satisfaisante, notamment lorsque le joueur parvient à enchaîner esquives, parades et éliminations avec une fluidité parfaite.

Gameplay de Kusan: City of Wolves sur PS5 : un shooter qui récompense la maîtrise

Après avoir posé les bases de son univers et de son intrigue, Kusan: City of Wolves dévoile ce qui constitue clairement son principal argument : un gameplay pensé pour les amateurs de défis où chaque déplacement, chaque tir et chaque parade peuvent faire la différence entre la survie et un retour immédiat au point de contrôle.

Le jeu adopte une philosophie que les amateurs d'action exigeante connaissent bien : la victoire ne repose pas sur la puissance du personnage, mais sur la capacité du joueur à apprendre, s'adapter et perfectionner son exécution.

Une action qui ne laisse aucun répit

Dès les premières séquences de gameplay présentées par le studio, une chose saute aux yeux : le rythme.

Kusan: City of Wolves refuse les longues phases d'exploration ou les moments de calme prolongés. Chaque niveau est construit comme une succession d'arènes où l'observation, la rapidité de décision et la précision deviennent indispensables.

Le moindre ennemi représente une menace.

Un mauvais positionnement peut rapidement entraîner une réaction en chaîne, obligeant le joueur à recommencer son approche.

Cette philosophie rappelle les grands jeux d'action où la progression s'effectue davantage grâce à la maîtrise qu'à l'accumulation d'améliorations.

Le résultat est une boucle de gameplay particulièrement addictive : observer, tenter, échouer, comprendre, recommencer… puis finalement réussir avec une exécution presque parfaite.

Les déplacements : la clé de la survie

Dans Kusan: City of Wolves, rester immobile revient presque toujours à signer son arrêt de mort.

Les développeurs insistent sur l'importance de la mobilité.

Esquiver un projectile.

Contourner un groupe d'ennemis.

Profiter d'une ouverture.

Changer immédiatement d'angle d'attaque.

Tout semble avoir été pensé pour encourager un style de jeu extrêmement dynamique.

Le guide officiel recommande même aux joueurs les plus offensifs d'utiliser la compétence Quick Step, qui améliore la mobilité et favorise une approche agressive des affrontements.

Cette importance accordée au mouvement laisse entrevoir des combats particulièrement nerveux où l'anticipation sera souvent plus importante que la simple précision du tir.

Un système de combat qui mélange armes à feu et attaques rapprochées

Contrairement à de nombreux shooters en vue de dessus qui reposent uniquement sur les armes à distance, Kusan cherche à varier les approches.

Jin dispose naturellement de plusieurs armes à feu, mais également d'un couteau qui semble jouer un rôle central dans les affrontements.

Ce dernier ne sert pas uniquement aux attaques rapprochées.

Il devient également un véritable outil tactique.

Selon les compétences sélectionnées, il est possible de rappeler automatiquement son couteau à distance afin de mieux contrôler le champ de bataille ou d'enchaîner plusieurs éliminations sans s'exposer inutilement.

Cette complémentarité entre armes à feu et attaques au couteau pourrait offrir une profondeur stratégique bienvenue.

Les parades ne sont pas un simple gadget

Autre élément mis en avant par CIRCLEfromDOT : la parade.

Alors que beaucoup de shooters privilégient uniquement l'esquive, Kusan: City of Wolves encourage également les joueurs à développer leur sens du timing.

Une compétence spécifique baptisée Counter Attack permet même de transformer une parade réussie en contre-offensive immédiate.

Ce choix de conception laisse imaginer des affrontements où l'agressivité ne constitue pas toujours la meilleure solution.

Savoir attendre le bon moment pourrait devenir tout aussi important que savoir tirer rapidement.

War Hand et Techtrix : une progression qui mise sur la personnalisation

Au fil de la progression, les éliminations, les enchaînements et les performances permettent de gagner des Bolts.

Cette monnaie sert à améliorer la mystérieuse War Hand, mais également à débloquer de nouvelles compétences liées aux armes à feu ou au couteau.

Cependant, le studio ne s'arrête pas à un simple arbre de compétences classique.

Toutes ces améliorations prennent place dans un système baptisé Techtrix.

Plutôt qu'imposer une évolution linéaire, Techtrix semble permettre au joueur d'organiser ses compétences afin de créer un équipement correspondant à sa propre manière de jouer.

Les amateurs d'offensive pourront privilégier la mobilité.

Les joueurs plus prudents renforceront davantage leurs capacités défensives.

Ce système constitue probablement l'un des éléments qui favorisera la rejouabilité.

54 niveaux conçus à la main

À une époque où les environnements générés procéduralement sont devenus courants, CIRCLEfromDOT fait un choix différent.

Les cinquante-quatre niveaux de Kusan: City of Wolves ont tous été réalisés manuellement.

Ce parti pris permet généralement de mieux contrôler le rythme des affrontements.

Chaque salle peut être pensée autour d'une idée précise.

Chaque combat peut proposer un défi différent.

Chaque progression peut introduire une nouvelle mécanique.

Les développeurs annoncent également plusieurs énigmes basées sur l'habileté ainsi qu'un système de classement récompensant les performances les plus impressionnantes.

Obtenir le rang S devrait rapidement devenir un objectif pour les joueurs en quête de perfection.

Des boss qui veulent marquer les esprits

Le guide officiel insiste particulièrement sur les affrontements contre les boss.

Chaque adversaire majeur possède ses propres mécaniques, ses attaques spécifiques et demande une approche différente.

L'idée n'est donc pas simplement d'infliger suffisamment de dégâts.

Le joueur devra observer.

Comprendre les patterns.

Repérer les ouvertures.

Adapter son équipement.

Cette philosophie rappelle les combats de boss des meilleurs jeux d'action modernes où la patience et l'analyse deviennent tout aussi importantes que les réflexes.

Une difficulté pensée pour apprendre

Contrairement à certains jeux volontairement punitifs, Kusan: City of Wolves ne cherche pas uniquement à sanctionner les erreurs.

Les développeurs expliquent clairement que mourir fait partie intégrante de l'expérience.

Ils encouragent même les joueurs à expérimenter différentes compétences, différents itinéraires et plusieurs approches avant de trouver celle qui leur convient.

Cette philosophie repose sur un principe simple :

Chaque défaite apporte une nouvelle information.

Chaque tentative améliore la suivante.

Chaque victoire devient alors beaucoup plus gratifiante.

Une durée de vie cohérente avec sa philosophie

L'un des points forts de Kusan: City of Wolves est de ne pas chercher à allonger artificiellement son contenu.

Entre 8 et 10 heures, répartie sur 54 niveaux entièrement conçus à la main.

Cette durée peut sembler modeste au premier abord, mais elle apparaît cohérente avec le positionnement du jeu.

Les développeurs misent davantage sur la qualité des affrontements que sur la quantité de contenu.

De plus, plusieurs éléments encouragent naturellement la rejouabilité :

  • Obtenir le précieux rang S sur chaque niveau.
  • Tester différentes compétences du Techtrix.
  • Modifier son style de combat.
  • Améliorer la War Hand.
  • Optimiser ses temps et ses performances.

Cette approche rappelle les meilleurs jeux d'action indépendants où le véritable plaisir réside dans la maîtrise progressive du gameplay.

Verdict 

Kusan: City of Wolves affiche une véritable identité artistique, une direction sonore inspirée et un gameplay entièrement construit autour du plaisir de la maîtrise.

Sans chercher à révolutionner le genre, il donne l'impression de vouloir perfectionner une formule déjà appréciée par les amateurs de shooters exigeants.

Note 8,5 / 10

Les plus :

+ Une superbe ambiance néo-noir.

+ Gameplay nerveux et exigeant.

+ Progression via Techtrix et War Hand.

+ 54 niveaux conçus à la main.

+ Combats de boss.

+ Narration en roman graphique.

+ Excellente bande-son.

+ Prix très accessible.

Les moins :

- Difficulté potentiellement élevée.

- Durée de vie modeste pour certains joueurs.

Kusan: City of Wolves réunit un univers cyberpunk soigné, une progression personnalisable, des combats rapides et une philosophie qui récompense l'apprentissage plutôt que la facilité. Le premier jeu de CIRCLEfromDOT s'impose comme l'une des révélations indépendantes de 2026.

Sortie : 30 juillet 2026

Plateformes : PS5, NSW

Genre : Jeu de tir

Développeur : CIRCLEfromDOT

Éditeur : PQube

Distributeur France : Maximum Entertainment

KUSAN: City of Wolves sera disponible en édition physique sur PlayStation 5 et Nintendo Switch le 30 juillet 2026.

Autres actualités

The A Festival 2026 : ATLAS, 4EVE et AM8IC rejoignent la programmation du grand rendez-vous des cultures asiatiques à Paris
The A Festival 2026 : ATLAS, 4EVE et AM8IC rejoignent la programmation du grand rendez-vous des cultures asiatiques à Paris
DL GAMING
The Last Sunrise : Eva Longoria et Maia Reficco bouleversent Prime Video avec une romance estivale dès le 26 Août
The Last Sunrise : Eva Longoria et Maia Reficco bouleversent Prime Video avec une romance estivale dès le 26 Août
DL GAMING
Spider-Man: Brand New Day – Critique : Tom Holland renaît en Peter Parker, Zendaya vole la vedette
Spider-Man: Brand New Day – Critique : Tom Holland renaît en Peter Parker, Zendaya vole la vedette
DL GAMING