Resonance: A Plague Tale Legacy sur PS5 : test de la nouvelle aventure d’Asobo Studio

21-08-2026 23:05 DL GAMING

Quinze ans avant les événements de A Plague Tale: Requiem, Asobo Studio nous invite à découvrir une toute nouvelle facette de son univers avec Resonance: A Plague Tale Legacy. Cette fois, Amicia et Hugo cèdent leur place à Sophia, une jeune pillarde aussi agile que téméraire, embarquée dans une aventure où mythologie minoenne, combats viscéraux, énigmes antiques et horreur surnaturelle se rencontrent. Après plusieurs années passées à perfectionner la formule de la série, le studio bordelais prend un risque considérable : transformer en profondeur les fondamentaux de A Plague Tale. Pari réussi ?

Resonance: A Plague Tale Legacy sortira le 27 août 2026 sur PlayStation 5, mais également sur Xbox Series X|S dans le Xbox Game Pass, en day one, pour les abonnés Game Pass Ultimate et PC Game Pass. Xbox confirme également les versions Cloud, Xbox Series X|S, PC et appareils portables compatibles. et PC. Sur PS5, le jeu est par ailleurs optimisé pour la PS5 Pro. 

Une nouvelle héroïne pour une nouvelle aventure

Il fallait oser.

Après deux épisodes profondément marqués par la relation entre Amicia et Hugo, Asobo Studio aurait pu se contenter de reproduire une formule désormais parfaitement identifiée. Au contraire, le studio bordelais choisit de repartir dans le passé et de mettre en avant Sophia, personnage secondaire particulièrement apprécié de A Plague Tale: Requiem.

Quinze ans avant les événements du précédent épisode, notre héroïne arrive sur une mystérieuse île de Crète à la recherche de réponses sur son propre passé. Accompagnée de Leni, elle se retrouve rapidement plongée au cœur d'un immense labyrinthe associé à la légende du Minotaure.

Et dès les premières minutes, une chose saute aux yeux : ce nouvel épisode ne ressemble pas tout à fait à ce que l'on attendait d'un A Plague Tale.

La Provence médiévale laisse ici place aux paysages de la Crète, aux ruines monumentales, aux statues imposantes et aux vestiges de la civilisation minoenne. L'atmosphère change radicalement, sans pour autant abandonner cette identité visuelle si particulière qui caractérise les productions d'Asobo.

Le résultat est franchement impressionnant.

L'île donne rapidement cette sensation d'être un immense terrain d'aventure. Les temples, les passages souterrains, les falaises et les ruines semblent avoir été pensés pour pousser le joueur à quitter le chemin principal afin d'aller chercher un secret, un objet ou une nouvelle piste.

Une aventure beaucoup plus proche de Tomb Raider que d'A Plague Tale

C'est probablement le changement le plus important de Resonance.

Les précédents jeux reposaient largement sur la discrétion, la vulnérabilité d'Amicia et la nécessité de réfléchir avant chaque confrontation. Sophia fonctionne selon une philosophie radicalement différente.

Elle sait se battre.

Et surtout, elle aime ça.

Armée d'une épée et d'une dague, la jeune femme peut esquiver, parer, contre-attaquer, repousser ses adversaires et enchaîner plusieurs attaques. Le grappin vient compléter cette panoplie et permet notamment d'attirer certains ennemis vers Sophia ou de les précipiter dans des pièges environnementaux.

Cette approche transforme complètement le rythme des affrontements.

Là où Amicia devait souvent analyser la situation et trouver le moyen de contourner un groupe d'ennemis, Sophia peut véritablement prendre le problème à bras-le-corps. Cela ne signifie pas pour autant que le jeu devient un simple défouloir. Les adversaires restent dangereux et certaines attaques doivent impérativement être esquivées ou parées au bon moment.

Les affrontements les plus réussis sont d'ailleurs ceux qui obligent à exploiter l'environnement. Un ennemi placé en hauteur ? Le grappin peut régler le problème. Un adversaire trop résistant ? Il faudra peut-être le déstabiliser avant de porter le coup final.

Les exécutions sont également particulièrement brutales, avec des animations qui soulignent la volonté d'Asobo de proposer une Sophia beaucoup plus offensive.

Le système n'est pas parfait. Certaines animations manquent encore légèrement de poids et la caméra peut parfois perdre en précision dans les combats les plus chaotiques. Mais l'ensemble constitue un progrès considérable par rapport aux affrontements des deux premiers épisodes.

Sophia n'est pas Amicia, et c'est une excellente nouvelle

Le plus grand risque était finalement de faire de Sophia une simple remplaçante d'Amicia.

Asobo évite intelligemment ce piège.

Sophia possède sa propre personnalité, son propre passé et surtout une manière totalement différente d'affronter le danger. Elle est plus expérimentée, plus agressive et davantage préparée à survivre dans un environnement hostile.

Cette différence se ressent également dans la narration.

La relation qu'elle entretient avec Leni apporte une dynamique nouvelle et permet au récit de retrouver cette dimension humaine qui faisait une grande partie de la force des précédents jeux.

Il n'est plus question de raconter l'histoire d'une sœur prête à tout pour protéger son petit frère. Resonance s'intéresse davantage à la quête identitaire de Sophia, à ses origines et aux secrets qui semblent liés à une histoire beaucoup plus ancienne.

Et c'est précisément ici que le jeu commence à devenir particulièrement intéressant.

Une histoire qui remonte jusqu'à la civilisation minoenne

L'une des meilleures idées de Resonance: A Plague Tale Legacy repose sur sa structure narrative.

Le jeu navigue entre le Moyen Âge de Sophia et la civilisation minoenne, plusieurs siècles auparavant. Ces deux périodes finissent progressivement par se répondre, tandis que le joueur découvre les événements ayant façonné l'île.

Asobo ne cherche donc pas simplement à raconter une aventure archéologique.

Le studio utilise cette dualité temporelle pour construire un véritable mystère autour de la Macula et de ce qui se cache derrière les légendes de l'île.

Les flashbacks consacrés à l'époque minoenne permettent notamment de découvrir le destin de Thésée, dont l'histoire entre en résonance avec celle de Sophia. Focus Entertainment a confirmé que les deux époques seront liées par une mystérieuse présence et par des événements séparés de plus de 2 000 ans.

Et cette idée fonctionne particulièrement bien parce qu'elle donne au joueur l'impression de reconstituer un puzzle beaucoup plus grand que lui.

Des énigmes qui donnent une nouvelle dimension à l'exploration

L'autre transformation majeure concerne l'exploration.

Dans Innocence et Requiem, les énigmes étaient souvent directement intégrées aux mécaniques de furtivité et à la gestion de la lumière. Resonance adopte une approche plus proche du jeu d'aventure traditionnel.

Sophia possède notamment un mystérieux Prisme, une sphère minoenne capable de révéler certains éléments cachés dans l'environnement.

À partir de là, Asobo multiplie les mécanismes reposant sur la lumière, les symboles, les miroirs et les anciennes technologies minoennes.

Le principe est simple sur le papier, mais certaines énigmes demandent une véritable observation de l'environnement.

Il faut regarder les murs, comprendre les symboles, manipuler les mécanismes et surtout prendre le temps de réfléchir.

Le carnet de Sophia joue également un rôle important. Il accompagne la progression et permet de conserver certaines informations utiles pour résoudre les différents mystères de l'île.

C'est ici que Resonance assume pleinement son inspiration aventure.

L'exploration rappelle parfois les grandes aventures de Tomb Raider, Uncharted ou même certains épisodes d'Indiana Jones, sans pour autant perdre totalement l'identité de A Plague Tale. Plusieurs previews ont justement relevé cette orientation plus aventureuse, avec davantage d'exploration, de puzzles et de découverte.

Une île magnifique, mais jamais vraiment rassurante

Visuellement, Asobo Studio continue de faire partie des équipes capables de créer des environnements particulièrement impressionnants.

L'île du Minotaure est probablement l'un des plus beaux terrains de jeu imaginés par le studio.

Les ruines gigantesques contrastent avec les passages souterrains étroits. La lumière méditerranéenne donne aux paysages une chaleur inhabituelle pour la franchise, tandis que les profondeurs de l'île retrouvent progressivement cette atmosphère oppressante propre à A Plague Tale.

Et c'est justement ce contraste qui fonctionne.

On peut passer d'une immense vallée baignée de soleil à un tombeau sombre quelques minutes plus tard.

Le monde extérieur donne envie d'explorer.

Les souterrains, eux, donnent surtout envie d'en sortir.

Sur PS5, cette direction artistique prend une dimension particulièrement spectaculaire. Les décors fourmillent de détails et la mise en scène conserve ce goût prononcé pour les plans larges et les environnements monumentaux.

Asobo explique d'ailleurs avoir volontairement cherché à créer une représentation crédible de l'univers minoen, tout en prenant certaines libertés artistiques afin de conserver la cohérence visuelle de l'aventure.

Une progression qui semble enfin donner de la profondeur à Sophia

Sophia ne se contente pas de gagner de nouveaux équipements au fil de l'aventure.

Le jeu introduit également un arbre de compétences permettant de développer certaines capacités.

L'exploration prend alors une importance supplémentaire puisque certains objets cachés peuvent offrir des bonus passifs améliorant notamment les possibilités de Sophia au combat.

Cette mécanique encourage naturellement à fouiller les recoins de l'île.

Et c'est une bonne chose.

Parce que le level design semble justement avoir été pensé pour récompenser les joueurs qui prennent leur temps.

Un chemin secondaire peut conduire vers une petite salle cachée. Une tombe peut dissimuler un objet utile. Une énigme facultative peut permettre d'améliorer certaines capacités.

On retrouve donc une boucle de progression beaucoup plus proche du jeu d'action-aventure moderne.

Une prise de risque qui paie

Il aurait été facile pour Asobo Studio de refaire A Plague Tale: Requiem avec un nouveau personnage.

Le studio a choisi exactement l'inverse.

Resonance: A Plague Tale Legacy modifie profondément la recette de la série.

Moins de furtivité. Plus de combats.
Moins de vulnérabilité. Plus d'action.
Moins de couloirs. Plus d'exploration.
Davantage d'énigmes. Davantage de mythologie.

Sur le papier, cela pouvait sembler dangereux.

Après plusieurs heures passées aux commandes de Sophia, cette évolution paraît pourtant beaucoup plus naturelle qu'attendu.

Le système de combat n'atteint pas encore la sophistication des meilleurs jeux du genre, et quelques imperfections techniques peuvent parfois rappeler que le jeu n'est pas exempt de défauts. Mais l'essentiel est là : les affrontements sont désormais amusants, les énigmes apportent une vraie variété et l'exploration donne envie de découvrir ce que cache chaque recoin.

Surtout, le jeu ne cherche jamais à effacer complètement son passé.

La Macula, les mystères surnaturels, les jeux de lumière, la tension et cette volonté de raconter une histoire profondément humaine restent présents.

Asobo réussit sa métamorphose

Resonance: A Plague Tale Legacy avait tout du projet risqué.

Après avoir raconté l'histoire d'Amicia et Hugo, Asobo Studio aurait pu difficilement proposer une suite classique sans risquer de diluer l'impact de Requiem. En choisissant Sophia et une histoire située quinze ans avant les événements du précédent épisode, le studio trouve finalement une excellente manière d'étendre son univers.

Mais la véritable réussite est ailleurs.

Asobo ne se contente pas de raconter une nouvelle histoire dans l'univers de A Plague Tale. Le studio réinvente sa formule.

Sophia apporte une énergie nouvelle. Les combats sont nettement plus convaincants. Les énigmes et l'exploration prennent davantage de place. L'île du Minotaure offre des décors somptueux et la dimension mythologique apporte une couleur totalement différente à la franchise.

Tout n'est pas parfait : quelques mouvements manquent encore de naturel, la caméra peut parfois être capricieuse et certains combats semblent moins subtils que le reste de l'aventure.

Mais difficile de ne pas être enthousiasmé par la direction prise.

Resonance: A Plague Tale Legacy ressemble à un A Plague Tale qui aurait décidé de sortir de sa zone de confort pour devenir une véritable grande aventure.

Et finalement, c'est peut-être exactement ce dont la franchise avait besoin.

Notre : 9/10

Les plus :

+ Une nouvelle héroïne charismatique avec une vraie personnalité

+ Un système de combat nettement plus convaincant

+ Des énigmes variées et intelligemment intégrées à l'exploration

+ Une direction artistique spectaculaire sur PS5

+ Une île du Minotaure fascinante à découvrir

+ Une excellente utilisation de la mythologie minoenne

+ Des séquences horrifiques particulièrement réussies

+ Une histoire qui enrichit l'univers de A Plague Tale

Les moins : 

- Quelques problèmes de caméra

- Des animations parfois encore légèrement rigides

- Des combats qui manquent parfois de profondeur

- Une rupture avec la formule originale qui pourrait dérouter certains fans

Resonance: A Plague Tale Legacy n'est pas le simple troisième épisode que l'on pouvait imaginer. C'est une véritable réinvention. Asobo Studio conserve l'âme narrative de sa franchise tout en lui offrant une nouvelle héroïne, un système de combat plus ambitieux et une dimension aventure beaucoup plus prononcée.

Sur PlayStation 5, cette nouvelle aventure s'annonce comme l'une des belles surprises de l'été 2026. Et pour les joueurs Xbox et PC abonnés au Game Pass, l'expérience sera encore plus facile d'accès puisque le titre arrivera day one dans Game Pass Ultimate et PC Game Pass le 27 août.

Cette disponibilité day one dans le Game Pass constitue finalement un argument supplémentaire en faveur du jeu : les abonnés pourront se faire leur propre opinion dès le premier jour et découvrir la transformation opérée par Asobo Studio sans coût d'achat supplémentaire.

Et si vous pensiez connaître A Plague Tale, préparez-vous : Sophia est bien décidée à vous faire changer d'avis.

Resonance: A Plague Tale Legacy sera disponible le 27 août 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC.

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