Savara débarque sur PlayStation 5 avec la promesse d’un Rogue-lite énergique, dynamique et capable de séduire les amateurs d’action frénétique et de combats titanesques. Après des dizaines d’heures à parcourir ses arènes et à affronter ses monstres, voici notre test complet, détaillé et original, rédigé pour vous offrir un avis précis et argumenté sur ce titre qui ne manque pas d’atouts, mais qui laisse parfois un petit goût d’inachevé. Préparez vos armes, car Savara est un jeu où l’on frappe fort, sans trop réfléchir… mais pas seulement.
GAMEPLAY
Dès les premières minutes manette en main, Savara affiche la couleur : ici, tout tourne autour du combat, de la maîtrise des armes et de la capacité à enchaîner les affrontements sans faiblir. Le scénario, minimaliste, sert d’excuse à ce festival de coups : le personnage d’Iop, figure emblématique, réunit des guerriers venus des quatre coins du monde pour participer à un grand tournoi où la seule règle est de frapper avant d’être frappé. Savara, notre protagoniste, se retrouve propulsé dans cet univers brutal, prêt à distribuer des mandales et à se faire une réputation dans l’arène.

Le gameplay repose sur la combinaison de deux armes équipées simultanément, un choix qui donne immédiatement une profondeur stratégique aux affrontements. Il existe sept familles d’armes :
- L’épée longue : équilibrée, parfaite pour enchaîner des combos précis.
- L’épée lourde : lente mais d’une puissance dévastatrice.
- Le marteau : l’incarnation même de la force brute, mais attention à l’inertie.
- Les dagues : ultra-rapides, idéales pour jouer sur l’esquive et le harcèlement.
- La lance : polyvalente, offrant une bonne portée.
- Le bouclier : pour un style défensif et des ripostes bien senties.
- Les poings : pour les amateurs de rapidité extrême et de combos agressifs.
Chaque arme dispose de plusieurs itérations, qui modifient légèrement ses bonus et ses aptitudes, ce qui permet de varier les styles de jeu. L’approche est résolument arcade dans l’âme, mais demande tout de même de la précision, surtout en difficulté avancée.
La sensation de combat est excellente : chaque coup a du poids, chaque esquive réussie procure une vraie satisfaction. Cependant, le système de destruction des parties de monstres, inspiré de Monster Hunter, est sous-exploité. Les créatures sont souvent trop petites, et le fait de briser leurs parties ne change pas radicalement l’issue du combat ni la stratégie à adopter. On finit par frapper mécaniquement, sans trop réfléchir à l’optimisation des points faibles.
Côté progression, Savara adopte la formule classique du Rogue-lite : chaque run permet de collecter des ressources, de débloquer des talents, et de renforcer son héros pour la tentative suivante. On choisit ses salles selon l’attribut recherché (saignement, foudre, jugement, etc.), puis on se voit proposer trois bonus classés par rareté. L’ensemble fonctionne, mais manque d’originalité : on a déjà vu ce système dans de nombreux jeux du genre, et Savara ne parvient pas à le réinventer.
GRAPHISMES
Savara n’essaie pas de rivaliser avec les mastodontes techniques de la PlayStation 5, mais propose tout de même une direction artistique soignée. Les environnements sont colorés, clairs, et servent parfaitement la lisibilité des combats. Chaque biome a son identité visuelle, bien que la variété finisse par manquer sur la durée. Les effets de lumière et de particules lors des attaques spéciales apportent une vraie satisfaction visuelle, et l’animation des armes est fluide.

Les monstres sont bien modélisés, mais leur nombre trop limité se ressent rapidement. On a vite l’impression de revoir les mêmes créatures encore et encore, ce qui réduit l’effet de surprise et l’immersion. Les boss, en revanche, bénéficient d’un soin particulier, avec des patterns lisibles et des designs mémorables.
En termes de performances, le jeu tourne sans accroc, avec un framerate stable qui permet de profiter pleinement de l’action. Les temps de chargement sont courts, et l’interface, minimaliste, ne gêne jamais la lisibilité de l’écran.
DURÉE DE VIE
Savara a été pensé pour être rejoué encore et encore, comme tout bon Rogue-lite. Chaque run dure entre 20 et 40 minutes, selon votre maîtrise et votre équipement. La courbe de difficulté est bien dosée : les premières tentatives initient en douceur, puis la pression monte vite pour proposer un véritable défi.

Le problème, c’est que la répétitivité s’invite un peu trop vite dans la danse. Avec un bestiaire limité et des biomes qui reviennent en boucle, la surprise s’estompe au bout de quelques heures. Les mécaniques de progression, quant à elles, sont suffisamment engageantes pour pousser à relancer une partie, mais elles manquent de variété. On se retrouve souvent à farmer les mêmes ressources pour améliorer son équipement ou débloquer des talents.
Pour les joueurs acharnés, il y a de quoi tenir une trentaine d’heures avant d’avoir fait le tour complet. Les plus passionnés pourront tenter les défis ultimes et l’optimisation parfaite des builds, mais l’attrait repose beaucoup sur l’amour du genre plutôt que sur une vraie diversité des contenus.
CONCLUSION
Savara sur PlayStation 5 est un Rogue-lite qui sait divertir et procurer un vrai plaisir de jeu grâce à ses combats dynamiques et son système d’armes agréable à maîtriser. Le titre s’inspire clairement de références comme Monster Hunter et Hades, mais sans parvenir à égaler leur profondeur ni leur inventivité.
On prend plaisir à enchaîner les runs, à tester différentes combinaisons d’armes, et à perfectionner son équipement. Mais le manque de prise de risque, un bestiaire trop restreint et une progression trop classique empêchent Savara de vraiment briller à long terme.

Pour les amateurs du genre, Savara reste une expérience recommandable, solide et fun, mais pour ceux qui cherchent un Rogue-lite révolutionnaire, il faudra peut-être regarder ailleurs.
Les plus
+ Des combats nerveux et satisfaisants
+ Un large choix d’armes et de styles de jeu
+ Une prise en main immédiate et plaisante
+ Une direction artistique lisible et colorée
+ Une progression gratifiante à court terme
Les moins
- Bestiaire trop limité et répétitif
- Progression et bonus vus et revus
- Peu de variété dans les biomes et les situations
- Des mécaniques de crafting assez basiques
- Manque d’originalité dans l’ensemble
Savara est donc un excellent divertissement pour qui aime les Rogue-lite et les combats spectaculaires, mais un jeu qui aurait gagné à plus de variété et d’audace pour marquer durablement le paysage vidéoludique.
Conditions du Test : J’ai joué à Savara sur PlayStation 5 via un code transmis par Ankama Games